Daniel Buren au Grand Palais. Cet article n’en est pas un.

Bon. Il faut avoir vécu dans une cave (ou un souplex, à la rigueur) ces dernières semaines pour ne pas savoir que le célébrissime Daniel Buren a investi le Grand Palais de Paris pour y poser une immense installation, dans le cadre de l’annuel Monumenta. J’aurais pu me lancer dans la rédaction d’un long et complexe article sur le concept de cette exposition. Seulement voilà, on a tout dit sur Excentriques.

Que pour l’une des premières fois, Daniel Buren utilise le cercle, et non le carré, comme forme de base de son installation.

Que comme pour toutes ses oeuvres, Daniel Buren travaille exclusivement pour le lieu dans lequel il va exposer – c’est ce qu’on appelle les oeuvres in situ.

Que l’oeuvre présentée ici change au fil de la journée, en fonction de la lumière qui éclaire la verrière et, à travers elle, les disques de couleur posés sur des poteaux rayés, à un peu plus de deux mètres du sol. Des disques de quatre couleurs, d’ailleurs, les quatre seules disponibles pour ce matériau.

Que pour créer le plan de son installation, Buren s’est inspiré de dessins de mosaïques de l’Alhambra à Grenade. Dessins justement exposés, c’était une coïncidence, dans le Palais de la découverte, juste derrière.

Que la nuit, l’exposition prend une tournure différente, grâce à des projecteurs qui balaient l’espace.

Qu’il y a du son aussi, des haut-parleurs très directionnels qui retransmettent un texte en plusieurs langues et des ambiances sonores, qui confèrent au lieu une drôle d’atmosphère.

Donc, j’aurais pu vous dire tout cela, mais je ne le ferai pas. Je ne me lancerai pas plus dans une critique acerbe, ou un dithyrambe faisant l’apologie du travail de Buren (que j’aime beaucoup par ailleurs). Rien de tout cela.

Car Excentriques se ressent avant tout. Il n’y a qu’un moyen de juger cette exposition, c’est d’y aller, de se promener sur le sol bétonné du Grand Palais, de monter sur les estrades réfléchissantes placées au centre de la coupole. Peut-être même d’aller prendre un café à la cafétéria posée là. Et là, seulement là, une fois que vous aurez fait un tour dans le lieu, vous pourrez vous faire un avis. Certains adoreront, d’autres détesteront ; l’une comme l’autre des opinions est parfaitement compréhensible. En un mot, Excentriques, l’expo 2012 de Monumenta, est une expérience sensorielle et personnelle, qu’il faut voir et vivre pour juger.

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